Noel Royal

Publié le par live forever

A peine remise de la St Patrick, me voilà dans l'Eurostar, direction Londres. Quelques semaines avant, Gilles m'avait envoyé un texto. "Tu fais quoi le 27 mars prochain? Je t'ai pris une place pour voir Noel au Royal Albert Hall..." Danse de la joie, surfe rapide sur eurostar.com, choix de l'hôtel à Baker Street et nous y sommes. Gilles vient me chercher à Waterloo. L'impression d'avoir quitté cette ville la veille. L'hôtel est situé non loin de Bickenhall street, à 5 minutes à peine de la station de métro. Regent's Park et le 221b Baker Street ne sont pas loin non plus. Une fois le sac déposé à l'hôtel, nous voici au pub dans lequel nous sommes allées plus d'une fois avec Nadège en décembre dernier. Le temps de commander une pinte et Nadège sort du bus et nous rejoint.
Deux jours de shopping topshopien et quelques pubs plus tard, nous attendons que les portes du Royal Albert Hall s'ouvrent. On croise Terry Kickbride qui prend le soleil avant le gig. L'heure est venue. On entre. Nous devons monter trois étages, tapis rouge sur le sol et or sur les murs. La beauté du lieu est frappante. Nous sommes situés quasiment tout en haut de la salle. Six mille personnes font peu à peu leur entrée. Nous repérons nos places et filons prendre une pinte ou deux dans l'une des rares salles fumeurs du Royal Albert Hall. De nombreux lads ont fait le déplacement. Qu'ils aient fait un effort vestimentaire ou non, tous ont tenté de forcer la ressemblance avec leur idole. Comme dans chaque concert d'Oasis, les clones de Liam et Noel sont part of the queue pour choper quelques pintes. Une voix annonce l'entrée en scène de The Coral. Retour à nos places. Leur set est très bon. Mélange d'anciens et de nouveaux titres. La salle, fébrile dans l'attente du Chief, applaudit.
Enfin, Noel fait son entrée. La magie opère immédiatement. Vêtu d'une simple veste en velours, d'un jean et d'une chemise très simples, armé de sa guitare, il entame son set par It's good to be free, accompagné, comme à son habitude, par Gem et Terry. Il enchaîne avec Talk tonight, puis Fade away et Cast no shadow. Il semble comblé. Heureux d'être là. Comparé au concert du Cabaret Sauvage, Noel donne l'impression d'être beaucoup plus à l'aise face à la foule. Seul sur scène, il tient le Royal Albert Hall. Half the world away, sublimé par un public qui joue les clap-clap au bon moment, puis The importance of being idle. Il ponctue chacun de ses titres par quelques mots,s'amuse en demandant s'il y a des Mancuniens dans la salle, puis enfin, annonce la venue d'un special guest. "Tout droit venu du bar, je vous présente Paul Weller". Weller arrive en effet sa pinte à la main en courant. Standing ovation dans la salle. Les deux amis entament une premier titre des Jam, Butterfly collector, avant de nous achever par un All you need is love mythique. Puis les violonistes arrivent. Les jeunes femmes accompagnent le set, ce qui ajoute à la magie de l'instant, accentuant l'effet grandiose que nous sommes en train de vivre. A cet instant, Noel chante Don't go away, un titre qu'il n'a pas interprété depuis des lustres. Je ne l'avais jamais entendue en live, voilà qui est fait. Magique, sublime. Il maintient cet instant émotionnellement fort en enchaînant Listen up et Sad song. La tension retombe un peu avec Wonderwall, titre entendu peut-être trop souvent pour conserver la magie du truc. Vient enfin le rappel. Il dédie le titre qui va suivre à Sara, confirmant qu'elle attend un enfant de lui. "Elle est sublime, je suis un génie, notre enfant sera forcément le meilleur" explique-t-il avec cet arrogance que j'aime tant. C'est Slide away. En quelques minutes, ce titre regroupe tout. Une des plus belles chansons d'amour selon moi. Pour la deuxième fois de mon existence à un concert, les larmes arrivent et roulent sur mes joues. Son interprétation est tout simplement parfaite. Tandis que Liam fait ressortir une fraîcheur toute adolescente à ce titre, Noel, lui, la rend plus profonde, plus mature, mélancolique et sincère. There is a light that never goes out arrive ensuite, puis Don't look back in anger, toujours aussi majestueuse. Noel clôture son set par Married with children. Les lumières se rallument. Il est parti et ne reviendra pas comme la veille pour chanter Strawberry fields forever. Peu importe.
En rentrant à l'hôtel, il m'est impossible de redescendre. La magie est encore présente, comme si la ville était enveloppée par cette atmosphère si particulière. Le lendemain, dernier jour dans la capitale avant de reprendre l'Eurostar dans la mauvaise direction, retrouver le quotidien et compter les jours qui nous séparent de l'élection présidentielle. Il faut de nouveau faire face à la réalité et prier pour que, au deuxième tour, nous ayons un autre choix que Le Pen/Sarkozy.

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Publié dans Rock&roll star

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L
entre sarko et le pen, je vois pas de moins pire.
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S
Ce serait bien qu'au 2ème tour, on ait un autre choix que celui du moins pire...
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N
Un jour je prendrais une gaufre au nutella  à Baker street.
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