Oasis @ Heaton Park
"This is History". Liam aurait pu le dire ce week-end car c'était le cas. 210 000 personnes pendant trois soirs enfermés dans Heaton Park, une ville toute entière au rythme d'Oasis, des habitants qui vibrent ensemble pour un seul et même groupe, un rendez-vous unique, immanquable. Point de stadium of Manchester City cette fois, mais un Heaton Park avec de la boue et de la pluie. Une sorte de Glastonbury avec pour seule tête d'affiche Oasis et qu'une attente en prendre plein la tête et laisser ses neurones à la maison. Kasbian était parfait pour chauffer ce public déjà tout acquis à la cause des Gallagher. Tom Meighan, même si la voix n'est pas toujours au rendez-vous, a assuré son set. Il a mis tout le monde d'accord et Fire est devenu l'hymne du week-end. Classé troisième meilleure vente en Angleterre, Kasabian assied son succès Outre Manche en sortant l'album le lendemain des concerts historiques de Manchester.
Une demi heure plus tard, Fuckin in the bushes annonce l'arrivée des Gallagher. Hystérie du public. Pintes, chaussures, parapluies et autres objets plus ou moins identifiés volent au-dessus des têtes. "Hello Manchester" dit Liam. Le pubic exhulte tandis que Chris Sharrock donne les premiers roulements de batterie de Rock&roll star. Heaton Park est devenue une zone de non droit, l'ordre n'a pas sa place ici. Difficile de toucher terre. Tout le monde saute en rythme. Certains en profite pour évacuer le trop plein de bière d'une façon ou d'une autre. Il pleut de la pisse. Peu importe. Liam a une nouvelle fois sorti la parka (griffée Pretty green, sa marque, il ne perd pas le nord) et se nourrit de la folie du public. Lyla rend beaucoup mieux en live que sur cd. De nouveau, les gens sautent dans tous les sens. L'espace réservé pour le concert dans le parc est immense, si bien que trop loin de la scène, le son est quasi inaudible. Le public connait les titres par coeur et chante plus fort que le son sortant des amplis. Il faut s'approcher, s'enfoncer dans la fange pour atteindre l'endroit idéal. Une fois là, tout devient encore plus énorme. Liam a une voix parfaite. On se croirait revenu aux débuts, lorsqu'il n'avait pas encore 20 ans de cigarettes et d'alcool et de reste dans le sang. Il est au sommet. Pas de couac, ni de fausse note. Il est dans la place, il envoie le bois. L'arrogance tant de fois décrite par les médias français est un reproche qu'on ne peut lui faire quand on a vu Manchester ni quand on connait un tant soit peu ce groupe. Il ne s'agit pas d'arrogance. C'est du panache. Sûr de lui, il tient son public au creux de sa main et les spectateurs lui renvoient cette énergie qui lui est propre. A travers les titres de Noel, c'est tout l'histoire de cette ville du nord de l'Angleterre qu'il raconte, la souffrance, la pauvreté, l'ennui, le chômage, tout cela vécu la tête haute. "Never complain, never explain" dit la reine. C'est de cela qu'il s'agit ici. Que les médias français et autres connards de popeux des bars indie rock de la capitale restent dans leur ignorance snob et s'astiquent le manche sur les Sliimy, Julien Doré et autres Camelia-Jordana. Ils n'ont définitivement rien compris.
Nouveauté dans la set list. Roll with it déboule sans prévenir. Titre souvent sous-estimé que Liam chante sans problème. Cigarettes and alcohol vient ensuite. Montée en puissance de la folie qui s'est emparée de la foule depuis le début. La pluie et les jets de pintes de pisse ne se remarquent même plus. Dans ce titre, tout est dit. Manchester est là, dans ces quelques phrases, la misère mêlée à l'envie de vivre. D'autres titres, d'autres pintes, Half the world away, aussi culte pour les mancuniens que pour moi seule à Paris, et voilà The Masterplan. Noel, seul face à 80 000 personnes pleines de boues, de pisse et de ferveur. C'est beau. La communion est là. Mancuniens de souche et d'adoption, tous ensemble avec la même boule au ventre de vivre ce moment. La messe est dite. Personne ne se connaissait il y a encore une heure, tout le monde se prend par les épaules, peu importe qui est qui ou qui fait quoi de se vie. Un songbird pour les missus et Slide away. Noel toujours et encore pour donner l'ultime frisson à ce titre. Morning Glory. Encore un morceau qui explique le coeur des mancuniens. Repris à l'unisson dans un chaos incroyable. Le temps semble s'être arrêté. My big mouth, Wonderwall, Live forever et Supersonic pour le coup de grâce. Le chaos. Toujours et encore. Incroyablement attirant. On ne veut pas partir. On ne peut pas le quitter. On est happé dans ce tourbillon de grand n'importe quoi. Communion. Ferveur. Des mots qui reviennent et qui décrivent parfaitement ce moment. Rappel. Don't look back in anger. Magique. Hymnesque. Même tout prêt de la scène, le public prend le dessus sur Noel. Lui aussi semble dépassé par l'instant. Les yeux grands ouverts, il contemple son public, sourit puis ferme les yeux comme pour imprimer tout ça dans son esprit. Falling down et Champagne supernova au moment où la nuit se fait noire. I'm the walrus. Done.
This was history.
Une demi heure plus tard, Fuckin in the bushes annonce l'arrivée des Gallagher. Hystérie du public. Pintes, chaussures, parapluies et autres objets plus ou moins identifiés volent au-dessus des têtes. "Hello Manchester" dit Liam. Le pubic exhulte tandis que Chris Sharrock donne les premiers roulements de batterie de Rock&roll star. Heaton Park est devenue une zone de non droit, l'ordre n'a pas sa place ici. Difficile de toucher terre. Tout le monde saute en rythme. Certains en profite pour évacuer le trop plein de bière d'une façon ou d'une autre. Il pleut de la pisse. Peu importe. Liam a une nouvelle fois sorti la parka (griffée Pretty green, sa marque, il ne perd pas le nord) et se nourrit de la folie du public. Lyla rend beaucoup mieux en live que sur cd. De nouveau, les gens sautent dans tous les sens. L'espace réservé pour le concert dans le parc est immense, si bien que trop loin de la scène, le son est quasi inaudible. Le public connait les titres par coeur et chante plus fort que le son sortant des amplis. Il faut s'approcher, s'enfoncer dans la fange pour atteindre l'endroit idéal. Une fois là, tout devient encore plus énorme. Liam a une voix parfaite. On se croirait revenu aux débuts, lorsqu'il n'avait pas encore 20 ans de cigarettes et d'alcool et de reste dans le sang. Il est au sommet. Pas de couac, ni de fausse note. Il est dans la place, il envoie le bois. L'arrogance tant de fois décrite par les médias français est un reproche qu'on ne peut lui faire quand on a vu Manchester ni quand on connait un tant soit peu ce groupe. Il ne s'agit pas d'arrogance. C'est du panache. Sûr de lui, il tient son public au creux de sa main et les spectateurs lui renvoient cette énergie qui lui est propre. A travers les titres de Noel, c'est tout l'histoire de cette ville du nord de l'Angleterre qu'il raconte, la souffrance, la pauvreté, l'ennui, le chômage, tout cela vécu la tête haute. "Never complain, never explain" dit la reine. C'est de cela qu'il s'agit ici. Que les médias français et autres connards de popeux des bars indie rock de la capitale restent dans leur ignorance snob et s'astiquent le manche sur les Sliimy, Julien Doré et autres Camelia-Jordana. Ils n'ont définitivement rien compris.
Nouveauté dans la set list. Roll with it déboule sans prévenir. Titre souvent sous-estimé que Liam chante sans problème. Cigarettes and alcohol vient ensuite. Montée en puissance de la folie qui s'est emparée de la foule depuis le début. La pluie et les jets de pintes de pisse ne se remarquent même plus. Dans ce titre, tout est dit. Manchester est là, dans ces quelques phrases, la misère mêlée à l'envie de vivre. D'autres titres, d'autres pintes, Half the world away, aussi culte pour les mancuniens que pour moi seule à Paris, et voilà The Masterplan. Noel, seul face à 80 000 personnes pleines de boues, de pisse et de ferveur. C'est beau. La communion est là. Mancuniens de souche et d'adoption, tous ensemble avec la même boule au ventre de vivre ce moment. La messe est dite. Personne ne se connaissait il y a encore une heure, tout le monde se prend par les épaules, peu importe qui est qui ou qui fait quoi de se vie. Un songbird pour les missus et Slide away. Noel toujours et encore pour donner l'ultime frisson à ce titre. Morning Glory. Encore un morceau qui explique le coeur des mancuniens. Repris à l'unisson dans un chaos incroyable. Le temps semble s'être arrêté. My big mouth, Wonderwall, Live forever et Supersonic pour le coup de grâce. Le chaos. Toujours et encore. Incroyablement attirant. On ne veut pas partir. On ne peut pas le quitter. On est happé dans ce tourbillon de grand n'importe quoi. Communion. Ferveur. Des mots qui reviennent et qui décrivent parfaitement ce moment. Rappel. Don't look back in anger. Magique. Hymnesque. Même tout prêt de la scène, le public prend le dessus sur Noel. Lui aussi semble dépassé par l'instant. Les yeux grands ouverts, il contemple son public, sourit puis ferme les yeux comme pour imprimer tout ça dans son esprit. Falling down et Champagne supernova au moment où la nuit se fait noire. I'm the walrus. Done.
This was history.
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