Ashcroft à l'Apollo et un séjour inoubliable
Les trois jours passés à Londres sont un bon résumé de mes 10 jours de vacances. Tout ce que j'ai vécu au cours de ces journées était tout simplement énorme. Pourtant, après le concert de Noel, je n'attendais rien de mieux. Et ce n'était pas mieux en effet. C'était tout simplement pareil, c'est-à-dire au top à chaque instant. Il n'y a pas eu une seule seconde de déprime. Même les situations les plus pathétiques sont devenues une bonne raison d'en rire. Pourquoi? Je n'en sais trop rien. Sûrement le fait d'avoir passé ces journées avec Nadège y est pour quelque chose. Ou bien tout simplement parce que j'ai pris les choses telles qu'elles venaient, sans réfléchir.
Mardi matin, Nadège et moi sommes arrivées Gare du Nord pour prendre l'Eurostar. Le soir nous attendait le concert de Richard Ashcroft. Enfin, après deux annulations, nous allions le voir. Et ce n'était pas gagné, puisque le gig a failli être annulé. Pour cause de ventes minables de place, son concert a été déplacé de Wembley Arena à l'Hammersmith Apollo, salle intimiste en zone 2 de Londres. Il ne nous aura fallu qu'une heure pour arriver au bar du train et trinquer aux trois jours de totale inconnue qui allaient venir. En posant un premier pied dans la gare de Waterloo, l'envie de clope me tenaille. Avant de prendre le métro pour rejoindre notre hôtel, nous nous arrêtons en premier aux taxis afin de s'en griller une. Je me retourne dans une bouffée de clope et je vois Jarvis. Si, si... Encore lui... Je demande à Nadège de confirmer ma vision qui aurait pu être altérée par les jours et soirées de murge successifs. "Ah ben vue sa taille, son look et sa dégaine, pas de doute, c'est lui". Alors je vais lui parler cette fois. De son concert au festival des Inrocks, de son album, de celui de Charlotte Gainsbourg. Je ne dois pas être trop chiante, puisqu'il répond et avec le sourire en plus. J'ai même droit à des remerciements de sa part pour lui avoir dit que son concert était vraiment bon. Je ne demande rien d'autre et on se casse, direction l'hôtel. La chambre n'est pas encore prête. On se dit qu'un pub serait le bienvenu en attendant de pouvoir comater un peu, ce que nous faisons quelques heures et pintes plus tard. Après un Bob l'éponge et une série bizarre dans laquelle des ados vivent dans une grande baraque avec pour parents des déjantés entre Phoebe de Friends et des hippies sur le retour, nous nous rendons au concert. Il est tôt encore et nous passons en premier par un pub non loin de l'Hammersmith Apollo. Là, nous avons droit à notre premier (et seul) boulet du séjour. Après une soirée au Truskel où nous avions fait une moyenne de 6 boulets en 3 heures, nous avions eu vraiment notre compte de relous pour la décennie à venir et nous n'étions pas d'humeur à être sympa quand même. Et bien nous l'avons été. Le boulet anglais, après une heure de décorticage, est tout à fait charmant. Bon, pas assez charmant pour prendre son numéro ou flirter avec, mais il a la classe. Pas de "t'es moche spèce de pétasse. J'ai peut-être une ptite bite mais moi chuis un beau gosse comparé à toi". Nan. Lui, il nous a payé à boire, allumé nos clopes alors qu'il savait très bien qu'il n'obtiendrait rien de nous. Devant notre étonnement, sa seule phrase a été "I'm a man and a gentleman so it's normal if I do that for you". Classe quoi. Enfin, l'heure du concert est là. La queue pour entrer dans la salle est assez gigantesque. Nos billets nous attendent au guichet. Je demande donc à un type de la sécurité si nous avons vraiment besoin de faire la queue. Ne sachant trop que répondre, il nous dit qu'il n'a pas le temps de nous expliquer, que c'est pas grave et nous fait passer devant tout le monde.
Une autre pinte à la main, nous arrivons dans la fosse. Là, deux français sont devant nous. On engage la conversation. L'un d'eux vient de temps en temps sur le forum français d'Oasis et semble trouver ça cool que je sois face à lui puisqu'il lit souvent les conneries que je poste. La première partie n'est pas transcendante, comme toute première partie qui se respecte. Et puis nous attendons Richard. Pause pipi/pinte, les lumières s'éteignent, il entre en scène. C'est l'ovation. Malgré la claque qu'il s'est prise en devant changer de salle pour une plus petite, il semble content d'être là et son public le lui rend bien. Il faut dire que dès l'instant où il foule la scène, la magie s'opère. Il a su garder son aura, malgré des titres post-The Verve bien moins puissants que ce qu'il avait fait, la voix est là plus que jamais et l'envie de tout donner aussi. Il a toujours l'apparence et la fougue d'un môme de 17 ans. Les titres de The Verve se mèlent parfaitement à ses titres en solo. La communion avec le public est totale. Evidemment, Bitter sweet symphony est grandiose. Lucky man également. Quant à The drugs don't work, c'est tout simplement à couper le souffle. Ses titres solos paraissent forcément plus fades, mais la prestation qu'il nous fait leur donne ce supplément d'âme qui manquait un peu sur l'album, notamment en ce qui concerne Why not nothing ou Music is power. Il garde son dernier tube pour la fin et termine magistralement son set impeccable par Break the night with color. Il est difficile de quitter les lieux.
Le lendemain, nous avions décidé que ce serait une Oasis day. Nous commençons donc la journée par faire un tour chez FOPP, à Tottenham Court Road, qui organise une expo de quelques photos rares d'Oasis. C'est un peu la déception, car les clichés se trouvent dans le bar du magasin et il faut se presser devant les tables sur lesquels des gens se restaurent et s'abreuvent pour suivre le tout. Les photos sont belles et la tentation de repartir avec un cliché est grande, même si stoppée par le prix de l'objet. Nous nous rabattons donc sur quelques vinyls (pas d'Oasis je précise quand même). Le porte-monnaie moins lourd et les mains pleines, nous retournons à l'hôtel déposer nos nouvelles acquisitions. Et si on mangeait? Ca ne serait pas une mauvaise idée. Bien sûr, on ne trouve rien de mieux qu'un pub pour se restaurer et finissons notre journée dans un autre pub du côté de Primrose Hill. Dans l'espoir de croiser Liam? Pas faux. Sauf que nous ne le verrons pas. A la place, nous avons eu bien mieux. Une putain de before avec des gens super cool. Peu de temps après s'être installées à une table, les habitués du lieu viennent nous parler. Nous sympathisons rapidement. Au fond, une bande de jeunes enchaîne les shots de vodka et se retrouve de plus en plus ivre. Nous faisons la connaissance de Bill, dont la femme, si j'ai bien tout compris, bosse avec le 10 Downing Street. Ecossais et torché, il se met à nous raconter sa vie et à nous offrir à boire. On finit par faire un concours d'alcool et je ne sais pas si je dois me pendre ou bien en être fière, mais j'ai gagné. Il rend l'âme en disant qu'il est trop vieux pour ces conneries désormais. Je lui réponds qu'il est quand même écossais et que se faire battre par une française, c'est quand même un peu la honte. Il décide de continuer le concours au vin. Il abdique devant notre descente un peu trop couleur locale. Les serveurs s'en mèlent et se marrent avec nous. C'est officiel, nous pouvons revenir quand nous le souhaitons et le plus tôt sera le mieux.
Il est aux alentours de 19h30 et, ce n'est pas que je ne marche plus très droit, mais un plat consistant histoire d'éponger tout ça serait plutôt le bienvenu. Nadège et moi faisons donc halte chez un italien de Camden avant de nous rendre à la soirée Death disco organisée par Alan McGee le mercredi du côté de Notting Hill. Note pour plus tard: une plâtrée de spaghetti bolo, ça n'éponge rien du tout. C'est donc ivres mortes que nous arrivons au 21 Notting Hill Gate, face à des videurs assez dubitatifs. "Are you on the list?" qu'ils nous demandent. "No but we're french" que je réponds. Ben ça marche. Certes après avoir montré nos papiers d'identités. C'est que l'alcool ça conserve et c'est mieux que le botox pour effacer les rides.
Une fois dans ce lieu de débauche composé d'anglaises assez fades et d'anglais très floc, nous faisons le tour. Un type au look de Strokes portant un dufflecoat style Liam période 95/96 lose le mur tout seul une bière à la main. On va lui parler. Une question, amenant une réponse qui amène une énième bière supplémentaire finit par un roulage de pelles de rigueur qui dure jusqu'à la fin de la soirée, le tout entrecoupé de hurlements lorsque le DJ passe Cigarettes and alcohol et autres Kinks et Who. Le retour fut lui aussi assez mouvementé, non pas parce que j'ai du laissé l'anglais à sa bière après avoir un peu trop joué, mais parce que j'ai trouvé qu'un taxi londonnien, ça bouge quand même beaucoup. En remontant à la chambre, nous croisons un type à qui je sors "I'm drunk but you're cute". Nadège et moi, morte de rire et ivre morte, finissons par nous endormir.
Le lendemain, l'hôtel semble bouger tout seul. Il faut qu'on se dépêche de faire le check out. Tout est bien trop rapide. Surtout ce mouvement incessant de l'hôtel. Dehors, c'est la tempête, tout comme ce qu'il se passe dans notre cerveau encore plein des vapeurs d'alcool de la veille. La matinée est assez difficile. Nous arrivons à être un peu alertes sur les coups de 14h, en allant chez Harrod's. Après avoir fait gouzigouzi aux hamsters du pet shop et s'être foutues de la gueule des assiettes anglaises, nous voilà au rayon fringues de luxe. Nadège m'arrache le bras. "Ptain... Y'a Zizou là-bas..." L'a l'air cool comme type. Puis nous quittons l'antre de la famille Al Fayed et son memorial Diana/Dodi devant lequel les gens se font toujours photographier pour un pub derrière Picadilly Circus. En très peu de temps, le patron devient notre plus fervent admirateur et nous remplit nos pintes plus que de raison. Lui aussi veut qu'on revienne. Et vite. A croire que nous sommes de bonnes clientes. Seulement, l'Eurostar n'attend pas. Et puis, il faut bien travailler de temps en temps pour recommencer rapidement un séjour du genre.
Mardi matin, Nadège et moi sommes arrivées Gare du Nord pour prendre l'Eurostar. Le soir nous attendait le concert de Richard Ashcroft. Enfin, après deux annulations, nous allions le voir. Et ce n'était pas gagné, puisque le gig a failli être annulé. Pour cause de ventes minables de place, son concert a été déplacé de Wembley Arena à l'Hammersmith Apollo, salle intimiste en zone 2 de Londres. Il ne nous aura fallu qu'une heure pour arriver au bar du train et trinquer aux trois jours de totale inconnue qui allaient venir. En posant un premier pied dans la gare de Waterloo, l'envie de clope me tenaille. Avant de prendre le métro pour rejoindre notre hôtel, nous nous arrêtons en premier aux taxis afin de s'en griller une. Je me retourne dans une bouffée de clope et je vois Jarvis. Si, si... Encore lui... Je demande à Nadège de confirmer ma vision qui aurait pu être altérée par les jours et soirées de murge successifs. "Ah ben vue sa taille, son look et sa dégaine, pas de doute, c'est lui". Alors je vais lui parler cette fois. De son concert au festival des Inrocks, de son album, de celui de Charlotte Gainsbourg. Je ne dois pas être trop chiante, puisqu'il répond et avec le sourire en plus. J'ai même droit à des remerciements de sa part pour lui avoir dit que son concert était vraiment bon. Je ne demande rien d'autre et on se casse, direction l'hôtel. La chambre n'est pas encore prête. On se dit qu'un pub serait le bienvenu en attendant de pouvoir comater un peu, ce que nous faisons quelques heures et pintes plus tard. Après un Bob l'éponge et une série bizarre dans laquelle des ados vivent dans une grande baraque avec pour parents des déjantés entre Phoebe de Friends et des hippies sur le retour, nous nous rendons au concert. Il est tôt encore et nous passons en premier par un pub non loin de l'Hammersmith Apollo. Là, nous avons droit à notre premier (et seul) boulet du séjour. Après une soirée au Truskel où nous avions fait une moyenne de 6 boulets en 3 heures, nous avions eu vraiment notre compte de relous pour la décennie à venir et nous n'étions pas d'humeur à être sympa quand même. Et bien nous l'avons été. Le boulet anglais, après une heure de décorticage, est tout à fait charmant. Bon, pas assez charmant pour prendre son numéro ou flirter avec, mais il a la classe. Pas de "t'es moche spèce de pétasse. J'ai peut-être une ptite bite mais moi chuis un beau gosse comparé à toi". Nan. Lui, il nous a payé à boire, allumé nos clopes alors qu'il savait très bien qu'il n'obtiendrait rien de nous. Devant notre étonnement, sa seule phrase a été "I'm a man and a gentleman so it's normal if I do that for you". Classe quoi. Enfin, l'heure du concert est là. La queue pour entrer dans la salle est assez gigantesque. Nos billets nous attendent au guichet. Je demande donc à un type de la sécurité si nous avons vraiment besoin de faire la queue. Ne sachant trop que répondre, il nous dit qu'il n'a pas le temps de nous expliquer, que c'est pas grave et nous fait passer devant tout le monde.
Une autre pinte à la main, nous arrivons dans la fosse. Là, deux français sont devant nous. On engage la conversation. L'un d'eux vient de temps en temps sur le forum français d'Oasis et semble trouver ça cool que je sois face à lui puisqu'il lit souvent les conneries que je poste. La première partie n'est pas transcendante, comme toute première partie qui se respecte. Et puis nous attendons Richard. Pause pipi/pinte, les lumières s'éteignent, il entre en scène. C'est l'ovation. Malgré la claque qu'il s'est prise en devant changer de salle pour une plus petite, il semble content d'être là et son public le lui rend bien. Il faut dire que dès l'instant où il foule la scène, la magie s'opère. Il a su garder son aura, malgré des titres post-The Verve bien moins puissants que ce qu'il avait fait, la voix est là plus que jamais et l'envie de tout donner aussi. Il a toujours l'apparence et la fougue d'un môme de 17 ans. Les titres de The Verve se mèlent parfaitement à ses titres en solo. La communion avec le public est totale. Evidemment, Bitter sweet symphony est grandiose. Lucky man également. Quant à The drugs don't work, c'est tout simplement à couper le souffle. Ses titres solos paraissent forcément plus fades, mais la prestation qu'il nous fait leur donne ce supplément d'âme qui manquait un peu sur l'album, notamment en ce qui concerne Why not nothing ou Music is power. Il garde son dernier tube pour la fin et termine magistralement son set impeccable par Break the night with color. Il est difficile de quitter les lieux.
Le lendemain, nous avions décidé que ce serait une Oasis day. Nous commençons donc la journée par faire un tour chez FOPP, à Tottenham Court Road, qui organise une expo de quelques photos rares d'Oasis. C'est un peu la déception, car les clichés se trouvent dans le bar du magasin et il faut se presser devant les tables sur lesquels des gens se restaurent et s'abreuvent pour suivre le tout. Les photos sont belles et la tentation de repartir avec un cliché est grande, même si stoppée par le prix de l'objet. Nous nous rabattons donc sur quelques vinyls (pas d'Oasis je précise quand même). Le porte-monnaie moins lourd et les mains pleines, nous retournons à l'hôtel déposer nos nouvelles acquisitions. Et si on mangeait? Ca ne serait pas une mauvaise idée. Bien sûr, on ne trouve rien de mieux qu'un pub pour se restaurer et finissons notre journée dans un autre pub du côté de Primrose Hill. Dans l'espoir de croiser Liam? Pas faux. Sauf que nous ne le verrons pas. A la place, nous avons eu bien mieux. Une putain de before avec des gens super cool. Peu de temps après s'être installées à une table, les habitués du lieu viennent nous parler. Nous sympathisons rapidement. Au fond, une bande de jeunes enchaîne les shots de vodka et se retrouve de plus en plus ivre. Nous faisons la connaissance de Bill, dont la femme, si j'ai bien tout compris, bosse avec le 10 Downing Street. Ecossais et torché, il se met à nous raconter sa vie et à nous offrir à boire. On finit par faire un concours d'alcool et je ne sais pas si je dois me pendre ou bien en être fière, mais j'ai gagné. Il rend l'âme en disant qu'il est trop vieux pour ces conneries désormais. Je lui réponds qu'il est quand même écossais et que se faire battre par une française, c'est quand même un peu la honte. Il décide de continuer le concours au vin. Il abdique devant notre descente un peu trop couleur locale. Les serveurs s'en mèlent et se marrent avec nous. C'est officiel, nous pouvons revenir quand nous le souhaitons et le plus tôt sera le mieux.
Il est aux alentours de 19h30 et, ce n'est pas que je ne marche plus très droit, mais un plat consistant histoire d'éponger tout ça serait plutôt le bienvenu. Nadège et moi faisons donc halte chez un italien de Camden avant de nous rendre à la soirée Death disco organisée par Alan McGee le mercredi du côté de Notting Hill. Note pour plus tard: une plâtrée de spaghetti bolo, ça n'éponge rien du tout. C'est donc ivres mortes que nous arrivons au 21 Notting Hill Gate, face à des videurs assez dubitatifs. "Are you on the list?" qu'ils nous demandent. "No but we're french" que je réponds. Ben ça marche. Certes après avoir montré nos papiers d'identités. C'est que l'alcool ça conserve et c'est mieux que le botox pour effacer les rides.
Une fois dans ce lieu de débauche composé d'anglaises assez fades et d'anglais très floc, nous faisons le tour. Un type au look de Strokes portant un dufflecoat style Liam période 95/96 lose le mur tout seul une bière à la main. On va lui parler. Une question, amenant une réponse qui amène une énième bière supplémentaire finit par un roulage de pelles de rigueur qui dure jusqu'à la fin de la soirée, le tout entrecoupé de hurlements lorsque le DJ passe Cigarettes and alcohol et autres Kinks et Who. Le retour fut lui aussi assez mouvementé, non pas parce que j'ai du laissé l'anglais à sa bière après avoir un peu trop joué, mais parce que j'ai trouvé qu'un taxi londonnien, ça bouge quand même beaucoup. En remontant à la chambre, nous croisons un type à qui je sors "I'm drunk but you're cute". Nadège et moi, morte de rire et ivre morte, finissons par nous endormir.
Le lendemain, l'hôtel semble bouger tout seul. Il faut qu'on se dépêche de faire le check out. Tout est bien trop rapide. Surtout ce mouvement incessant de l'hôtel. Dehors, c'est la tempête, tout comme ce qu'il se passe dans notre cerveau encore plein des vapeurs d'alcool de la veille. La matinée est assez difficile. Nous arrivons à être un peu alertes sur les coups de 14h, en allant chez Harrod's. Après avoir fait gouzigouzi aux hamsters du pet shop et s'être foutues de la gueule des assiettes anglaises, nous voilà au rayon fringues de luxe. Nadège m'arrache le bras. "Ptain... Y'a Zizou là-bas..." L'a l'air cool comme type. Puis nous quittons l'antre de la famille Al Fayed et son memorial Diana/Dodi devant lequel les gens se font toujours photographier pour un pub derrière Picadilly Circus. En très peu de temps, le patron devient notre plus fervent admirateur et nous remplit nos pintes plus que de raison. Lui aussi veut qu'on revienne. Et vite. A croire que nous sommes de bonnes clientes. Seulement, l'Eurostar n'attend pas. Et puis, il faut bien travailler de temps en temps pour recommencer rapidement un séjour du genre.
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