Oasis@Wembley Arena (16/17 oct 08): sex, fontaine et rock&roll

Publié le par live forever

Qui dit nouvel album, dit nouvelle tournée, dit Live forever en transit dans l'Eurostar jusqu'en 2009. Avec Dig out your soul, Oasis offre un septième album studio surprenant, touchant, légèrement psyché (autant qu'Oasis peut l'être, en gros, ils ont découvert le sitar, réécouté Sergent Pepper mâtiné de SF Sorrow), et tout ça nous donne un nouveau chef d'oeuvre du groupe (et c'est là où vous vous dites que je ne suis pas objective et vous avec complètement tort). Cet album s'écoute du début à la fin sans interruption. Tout se tient, les enchaînements sont bons, les voix sont bonnes, les textes et mélodies sont quasi parfaites, bémol tout de même pour Falling down en ce qui me concerne, mais il faut bien une pause dans l'absolument sublime, sinon on suffoque.
J'avais hâte d'entendre tout ça sur scène et, surtout, au milieu d'une horde d'anglais suant la bière et jetant des gobelets de pisse frelâtée dans les airs. L'Eurostar est réservé, l'hôtel du côté de Paddington aussi. En route pour la messe. Première bière dans le train pour fêter les retrouvailles avec mon avignonaise préférée. Deuxième pinte au pub avec mon Kikouyou et toute la troupe de fookin lad français. Cinq pintes et une interview par téléphone plus tard (c'est que parfois, je bosse), direction Wembley Arena. Plus jamais je ne me plaindrais de l'heure de pointe du métro français. A Londres, c'est simple, c'est l'horreur, mais il y a quand même les pervers et les roumains en moins. Pendant les dix minutes qui nous séparent de la salle, le seul bruit qu'on entend est "Who needs tickets". Les vendeurs, de tous âges, toutes confessions, toutes couleurs, sont légion. On se croirait un peu au marché ou à la foire. Certains ont la voix éraillée, les autres tiennent le coup, malgré le froid qui commence à se faire sentir. Devant la salle, des anglais dans un état déjà bien avancé, une fontaine très rigolote et la box office devant laquelle une cinquantaine de personnes se pressent.
La première partie est inaudible. Twisted Wheels. Même dans un pub pourri dans un état d'ébriété avancée, ça ne serait pas passé. Une sorte de parodie mal faite des Sex Pistols. Ni fait, ni à faire. Enfin, Oasis. Arrivée sur Fuckin in the bushes, à l'ancienne, Liam, Noel, Andy, Gem et Chris Sharrock (le nouveau batteur qui remplace Zack Starkey) font leur entrée. Le public exulte. A peine le temps de se placer, Sharrock envoie le tempo de Rock'n'roll star. Hystérie. La voix de Liam est puissante, pas du tout fausse, pas de couac, tambourin en main et petite écharpe noire à pois blancs. Noel, Gibson ES-355 rouge en main, n'a pas l'air de souffrir suite à l'agression du connard canadien. Ils sourient, heureux d'être là, déconnent ensemble, discutent avec le public. Sharrock envoie sévère. Il est tout simplement excellent et on se demande bien ce qu'il est allé foutre avec une guimauve comme Robbie Williams dans le temps. Lyla. Ils ont décidé de ne pas faire redescendre la pression. Liam finit avec sa pose fétiche: tambourin entre les dents, il toise le public et les photographes. Noel, Andy et Gem sont face à Sharrock, dos au public. Jay Darlington, alias Jesus, pianote tranquillement. Tout est bon. Liam présente le nouveau single, The shock of the lightning, avec une phrase que je comprends à moitié, comme d'hab, "This is the best of a fookin je sais pas quoi". La voix est là, juste et forte, ce qui est étonnant pour qui a vu la fin de la dernière tournée ou bien sa prestation aux derniers Brit awards. Noel n'hésite plus à chanter (et non plus murmurer) dans le micro lorsqu'il fait les choeurs. Liam, tambourin en main, rend tout le monde complètement fou avec l'arrivée de Cigarettes&alcohol. Le public devient furieux. Les vêtements volent de partout, les pintes (de bière ou de pisse, c'est selon) planent dans les airs, la fosse ne touche plus le sol. Hurlements, cris, 15 000 malades mentaux qui se lâchent, faut le voir. Sharrock est définitivement incroyable à la batterie. Liam, même s'il a perdu son accent mancunien pour le sunshine, est toujours aussi arrogant et sincère sur les paroles. Meaning of soul. Puis extrait du nouvel album. To be where there's life rend plutôt bien en live même si une partie du public part chercher du carburant aux bars adjacents. "Oasis" est scandé ici et là. Noel se gratte la barbe et entame Waiting for the rapture. Putain de bien sur scène. Il n'hésite pas à jouer avec sa voix. Il s'impose définitivement. "This in an old song that people wanna watch on MTV" dit-il. Le concert est retransmis en direct en Angleterre et le 30 octobre en France. The Masterplan. Je n'avais personnellement jamais vu ni entendu une telle interprétation de ce titre (et pourtant, je commence à en avoir vu pas mal). Les poils se hérissent, les larmes sont au bord des yeux. Je ne sais pas si c'est uniquement l'intensité de l'interprétation ou bien la voix du public qui se mèle à celle de Noel qui rend le truc magique, mais en tout cas, ça l'est. Il y a une totale osmose entre la foule et la scène, un partage comme rarement j'ai vu entre un groupe et son public. Liam revient, acclamé. "This one is for my missus". Songbird. Paroles simples et tellement jolies. Une très belle déclaration d'amour. A la Liam. Touchant. Six ans pour l'écrire, heureusement qu'elle est bien. "She's a little pilot in my mind, singin songs of love to pass the time". Envie de dire que c'est choupichat. On continue avec Slide away. Interprétée par Liam. Je maintiens qu'elle correspond mieux à Noel et lorsque Liam la chante, le plus touchant reste la fin du titre, au moment où Noel monte la voix, Liam ne chante plus, et "I don't know, don't care, all I know is you can take me there", maxi tena et serpillères de rigueur. Noel arrive à mélanger la douceur, l'émotion et la vigueur, là où Liam est uniquement en force. Morning glory et son "we don't need a time to wake up" parle à tout le monde. Ain't got nothing et une pinte plus tard, The importance of being idle. Noel en transe. Public conquis. I'm outta time. Déjà, je l'avais adorée sur l'album et là, elle prend quand même toute son ampleur, malgré la voix de Liam qui commence à fatiguer. Ecrite par The Kid, c'est l'une des agréables surprises de ce nouvel album. Wonderwall, l'indétrônable dont tout le monde est un peu gavé mais dont on ne peut se passer (même si j'aurais préféré entendre Live forever, mais bon). Supersonic. Ma première fois en live. Dépucelage. Toute l'essence d'Oasis est là. Et 15 ans après, elle y est toujours. Rappel. Don't look back in anger reste l'hymne oasisien par excellence. Suit Falling down. Mouais. Bon, c'est pas une mauvaise chanson en soi, mais elle ne me transporte pas. Ni sur l'album, ni en live. Champagne supernova et son "where were you while we were getting high" fait toujours son effet. Fin du set avec I'm the walrus. Bonne interprétation de Liam et son inimitable "chum chum chubaaaaaaaaaaaah".
Pour célébrer ces retrouvailles (et parce que la bière ça tient chaud), une fois le concert fini, se jeter dans la fontaine du Wembley Arena était la meilleure chose à faire. Terminer l'hystérie en beauté. Ou bien la continuer.
Le deuxième soir, la setlist n'a pas changé. Liam et Noel avait toujours cette même complicité de la veille qu'on ne leur connaissait plus depuis longtemps. Et toujours ces anglais fous qui n'hésitent pas à nous emporter dans leur grand n'importe quoi. C'est ainsi que je me suis retrouvée à hurler The shock of the lightning devant une moto qui diffusait le titre à fond et une cinquantaine de personnes autour faisant pareil.
J'ai ramené une sinusite, une oreille bouchée et surtout, un excellent séjour, de très bons souvenirs et une très jolie robe, cadeau de mon Kikouyou. Après? Rendez-vous le 10 novembre au Bataclan!

Photos de Miss Emma


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Publié dans Rock&roll star

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G
le pauvre FAB DEM est complètement pété du casque.
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F
Bien sûr que tu es Objective (hum)!S'il y avait un parallèle à faire avec le ComeBack Special 68 d'Elvis, on pourrait oser en gratifiant "Dig Aoute YoR Saül" de ComeBack 08...Ouais, 40 piges: pille ! héhé . Mais je n'irai pas jusque là. D'abord et d'1, parcequ'il faut un peu de recul...Qqs années, qqs mois avant de se prononcer sur l'héritage que laissera cet Album...Et de 2: J'suis un peu comme toi ( en fait beaucoup moins quand mêm...) pas très Objectif ! Cet Album est classe, c'est tout ce que je puis dire...pour l'instant.A toute à l'heure au Bata ! Yeah.
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P
pour le 10 novembre, je te souhaite un meilleur son que pour la prestation de The Kills ! c'était aussi au Bataclan.
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B
J'avais l'âge de boire en France mais pas dans l'Oregon...<br /> ('fin j'ai jamais trop aimé Supersonic)<br /> (mais j'aimais bien Live forever, Slide away et Married with children)
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B
putain, 15 ans !?
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L
<br /> t'avais quel âge quand est sorti supersonic? mouhahahahahahaha<br /> <br /> <br />