Un dimanche aux Inrocks

Publié le par live forever

Au lieu d'une succession toute dominicale Inspecteur Barnaby/Hercule Poirot/Sherlock Holmes/douche/Harry/JT/FBI portés disparus/Urgences/dodo, j'ai traîné mes bottes à quelques stations de chez moi au Festival des Inrocks. J'attendais cette date depuis longtemps, non pas que je sois fatiguée de la moustache d'Hercule Poirot (cette série est culte, un point c'est tout), mais parce que le déhanché de Jarvis et la voix de Sean Lennon sont quand même putain d'irrésistibles. Accompagnée de mes colocs du week-end, Emma et le cultissime The man the legend, je passe la porte de La Cigale. Evidemment, pour ne pas perdre les bonnes habitudes, direction le bar. Armand Melies joue sur scène. L'impression que tout son set est la même chanson. Tout le monde a l'air aux anges, moi je n'ai tout simplement pas accroché. Suit Plan B. Ben c'est Plan Bières. Pourtant, le concept est intéressant. Il rappe (pas du fromage, on se comprend) tout en jouant de la guitare. Seulement, la bière m'intéresse plus que ce qu'il se passe sur scène. Je croise quelques connaissances, du boulot et de ma sphère personnelle.
Après les "bonjour comment ça va bien et toi ça va merci on se retrouve tout à l'heure" de rigueur, nous retournons vers le devant de la scène. Pendant que les roadies installent le matos des Pipettes derrière le rideau, une fille dont je n'ai pas retenu le nom mais qui a l'air toute mignonne et toute gentille, s'avance sur le bout d'estrade qui lui reste, s'excuse presque d'être là et nous sert quatre titres plutôt très sympas. Le rideau s'ouvre, les Pipettes, toutes de pois vêtues, entonnent leurs titres frais et sans prétention devant un parterre d'hommes conquis. Elles semblent bien se marrer entre elles, titillent le public qui ne demande pas mieux. La salle remue un peu plus sur "Your kisses are waisted on me", les filles sont contentes, les mecs ne perdent pas une miette de jupon qui virevolte. Il n'y a pas à réfléchir vraiment, juste à remuer les hanches, les épaules et la tête.
Enfin, c'est au tour de Jarvis de fouler la scène. Lorsque sa silhouette longiligne se détache dans la lumière, c'est l'ovation. L'avantage, non négligeable, quand on est petit(e) comme moi, c'est que Jarvis, avec ses presque deux mètres de haut, on le voit où que l'on se trouve et même si on a un géant à larges épaules devant soi. Il n'interprètera aucun titre de Pulp. Et même si je rêve d'entendre un jour en live des titres tels que Common people ou bien Disco 2000 puisque je n'ai jamais saisie l'occasion de voir son ancien groupe sur scène, ce n'est pas plus mal. J'avais pris le partie de ne pas écouter du tout son nouvel album, tout simplement intitulé Jarvis. Mais de passage sur myspace, je n'ai pas résisté à écouter un titre, puis la totalité. Une seule fois. C'est bon, pas révolutionnaire, mais putain de bon et c'est tout ce que je demande. Certains peuvent penser que c'est se contenter de peu, avoir un esprit sous-développé, mais, faire une thèse sur tel ou tel morceau, ça ne m'intéresse pas. Ce que je cherche, c'est que cela me provoque quelque chose à l'intérieur. Révolutionnaire ou pas, nouveau ou déjà vu/entendu, je m'en tape du moment que je ressente quelque chose de fort. Et c'est ce qu'il s'est passé. Jarvis sur scène, c'est un tout. Sa voix, ses gestes, ses mouvements, son déhanché, sa façon de dialoguer avec le public, les phrases intelligentes, marrantes, chaque titre qui nous raconte une histoire. C'est tout cet univers que j'étais venue voir et j'ai été comblée. A côté de moi, une bande de Sheffield, accent et décibels élevés dans la voix, étaient surexcités. Ils avaient fait le déplacement exprès et ne cessaient d'interpeler Jarvis qui, parfois leur répondait, parfois non. Entre deux titres, Jarvis nous explique qu'il est content d'être là, car, dans cette salle, la scène n'est pas séparée de la fosse. Nous avons un accès direct à lui et inversement. Il se moque des vigiles qui, d'habitude, surveillent la fosse. Là, il n'y en a pas. Il se marre, nous aussi, toujours tout en finesse, dandyesque. Parmi les titres qu'il a interprété, il y a eu, en vrac, don't let him waste your time, I will kill again, Tonite, Big Julie ou encore Black magic qui a fait hurler les types de Sheffield à côté de moi puisqu'ils la réclamaient depuis le début. Le final a, lui aussi été grandiose. On en veut encore, mais pas le temps de s'attarder.
En effet, à la porte à côté, Sean Lennon nous attend. Nous avons tout juste le temps de récupérer nos affaires et jouer un peu des coudes pour nous retrouver à quelques mètres du "fils de" qui, ce soir, prouve qu'il est tout simplement lui. Avec son deuxième album, Friendly fire, Sean Lennon débarque avec son univers, son passé qui ne lui est plus du tout lourd à porter. Julian, son frère, est dans la salle. Pas de Yoko en vue. Un Beigbeder au téléphone en haut des escaliers de La Boule Noire. Forcément, un Lennon sur scène, ça fait se bousculer les pipoles. Les lumières s'éteignent peu à peu. Silence, puis il arrive, acclamé par le public. Tout en douceur, il commence son gig. Lorsqu'il parle, sa voix est douce, lorsqu'il chante, c'est de l'émotion pure qui arrive à mes oreilles. J'étais déjà concquise par l'album, je le suis encore plus en l'écoutant live. Sean se désaltère à l'occasion grâce à un verre de vin rouge et enchaîne ses titres en prenant le temps de les savourer. Là aussi, l'échange avec le public est total. Il hèle son frère, qui lui répond. Friendly fire, Dead meat, Wait for me, Spectacle, Would I be the one... Pas de commentaire à faire, juste à écouter. Ces titres se savourent, je me répète, mais c'est exactement cela. Pour Headlights, il ne l'interprète pas du tout comme su l'album. Nouvel arrangement, nouvelle rythmique. Il nous demande quelle version on préfère, explique qu'il préfère celle qu'il vient de faire, s'ensuit un échange avec le public. Puis il continue, présente ses musiciens. Le temps s'est comme arrêté. Magique. Le rappel vient. Il se met à jouer le titre, MON titre. Oui, je l'aime ce titre, alors il est à moi. Tomorrow en acoustique. Juste lui, sa guitare et mes oreilles. Encore un titre, de son premier album cette fois, et c'est la fin. Déjà.





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Publié dans Rock&roll star

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D
Je sens poindre une curiosité toute journalistique. En fait, tu ne me connais pas - encore - mais, histoire de te donner une idée, disons que je suis ce qu'on pourrait appeler un "confrère". Tu comprendras qu'il m'est difficile de développer plus ici.
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L
*Djobidjoba: MAIS QUI ES-TU?
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D
Oui, ça colle. D'ailleurs je pense avoir le plaisir de confirmer de visu cette impression de parfaite sérénité qui émane de ton blog. En janvier, je m'installe à Paname, donc tout porte à croire que l'une ou l'autre virée en quête de pintes sonorisées mettront ta personne un rien effacée sur le chemin de mes soirées parisiennes.
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L
ta description correspond à peu près à ce que je suis dans la vraie vie (calme, posée et tout ça). donc oui, ça pourrait très bien être moi.
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D
Ouais en fait je sais plus trop pour la couleur du chapeau. Ce dont je me souviens, c'est qu'endormi par le set de nada surf, je quittai la scène des yeux et que, l'espace d'un instant, j'ai cru reconnaître la fille filmée pendant taratata, en l'occurence celle dont il m'arrive de lire la trépidante existence, toi. Bref, j'allais t'intercepter quand tu t'es tapée un sprint en écartant les bras vers une supposée connaissance. Après ça, Live forever a disparu. Hem.
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