Stay young

Publié le par live forever

Comme toujours, tout commence par une bière qui en entraîne plein d'autres. Arrivée à Toulouse assez tôt le samedi matin, je me fais d'abord insultée par des vieux qui ne supportaient pas ma clope dans le café où je prenais tranquillement mon petit-déjeuner. Le serveur est intervenu en précisant que j'étais dans la zone fumeur et a conclu par un "vieux cons" en m'apportant mon deuxième café. Après le croissant, en attendant Nadège, Gilles et Dagobert, je me suis réfugiée dans le Virgin. Direction les livres. Je tombe sur le recueil de lettres des amis de John Lennon, préfacé par Yoko Ono. Evidemment, pas de Macca à l'intérieur. En revanche, l'extrait de Jagger est assez éloquent. Il explique qu'il a beaucoup fréquenté Lennon pendant sa séparation d'avec Yoko et que, dès l'instant où il s'est remis avec, plus moyen d'approcher l'artiste et ses appels sont restés sans réponse. J'ai aussi feuilleté le truc écrit par Manoeuvre. Son passage sur les fans d'Oasis qui attendent désespérément un album de la trempe de Definitely maybe et qui n'arrivera jamais me fait gentiment quitter boutique. Enfin, une partie de la manchester team arrive. Le sens de l'orientation de Gilles commence à se mettre en marche. Il part à l'opposé de la place du Capitole... Vingt minutes plus tard, ils ont rebroussé chemin et arrivent. Pendant ce temps, j'ai croisé quelques anglais, spécialement venus pour le gig du soir. Ca fait du bien d'entendre un accent de Manchester. On se croirait presque à la maison. Il fait faim et surtout soif. L'horreur. Pas un pub dans cette ville. Depuis quand les lads font un concert dans un endroit où ne se trouve aucune enseigne "Guinness"? On finit par trouver un restaurant/snack qui sert des petites pintes. Que de la blonde. Faut pas déconner. Puis direction la gare, pour chercher Anthony, un autre membre de la manchester team. Nous sommes en avance et un bar nous tend les bras. Enfin, disons qu'on a pris le moins pourri des bars pourris à proximité des trains. Le taulier est aimable comme une porte de prison et tout ce que j'ai compris de ce qu'il nous disait avec son accent est "ptits cons". Le train ne va pas tarder. On quitte le lieu après quelques pintes. Passage au McDo pour nourrir l'autre Manchester teamien. Faut prendre beaucoup à manger pour avoir droit à 33cl de houblon. Lose. La déco du lieu va avec l'amabilité des McDo girls: à chier. Enfin, l'heure de prendre la voiture pour se rendre au Zénith arrive et nous croisons Eric sur le chemin. Il fait le trajet avec nous. Toujours le sens de l'orientation en alerte, Gilles décrète que "c'est par là" en sortant du parking. "Et vous donnez le plan aux mecs, les filles ça sait pas lire une carte". Après trente bonnes minutes, nous voilà dans une zone industrielle qui parle de l'espace et d'autres trucs que je comprends pas des masses. Avec Nadège, nous tentons un "heu... on est peut-être à l'opposé là... Faudrait peut-être demander aux gens" Non, on va prendre le périph. "Attention, y'a deux sens, on sait pas dans quel sens faut le prendre..." "Pas grave, on prend le périph". "Et tu sais quelle sortie faut prendre?" "Ben y'aura bien un panneau "Zénith" à un moment". Après un petit moment sans trouver le périph (ou plutôt si, on a raté l'entrée), on demande à une dame qui nous explique que c'est tout droit. La route se séparant en deux, on redemande à un type qui nous explique qu'on est à l'opposé et qu'il faut aller à gauche, à droite, tout droit, puis re-gauche. Bah compliqué ça. Donc on demande à une voiture. Le type, très sympa, nous dit de le suivre. Il sait parfaitement où c'est et, effectivement, nous sommes bien à l'opposé. Une énorme file d'attente nous accueille. Il fait froid et, heureusement, ça avance vite. Enfin à l'intérieur, la soif se fait sentir. Les aller-retours se succèdent avant la première partie. Du coup, je m'étale comme une merde une première fois dans les escaliers. Toujours digne, je réussis à sauver une bière sur les deux que j'avais prises (oui, hein faut pas déconner, c'était pas des pintes, mais des tout petits verres). The Thrills commencent enfin. C'est pas mal du tout. Le chanteur réussit même à faire frémir la foule qui peine à se réveiller, non pas parce que le show est nul, mais parce qu'on a droit à un public de beaufs. Enfin, Oasis. Toujours la même setlist. Des cons derrière nous qui nous demandent de nous asseoir. "Heu... non" Nous restons debout à sauter partout. Cigarettes&alcohol est mémorable. Au début du titre, la lumière s'éteint. Grosse panne. Liam se plante dans les paroles. Puis le public reprend. Ca vaut largement la barrière qui s'est effondrée à Manchester côté impro en moins dangereux quand même. A la fin, un autre relou me demande de m'asseoir. "Ecoute, t'es gentil, mais si t'es venu pour rester le cul vissé sur ton siège, tu vas te chercher un lait fraise et tu vas écouter Raphael au lieu de m'emmerder pendant un concert d'Oasis". Il le prend pas très bien. Je conclue par un connard et Gilles, qui est tout autant saoûlé par ce public de merde, décide de descendre de quelques marches. Nous le suivons et la fin du concert se déroule très bien. Plus de relous. Enfin si, on les voit, stagnant là sur leurs sièges, un peu comme s'ils mataient un prime de la Star ac. Pourquoi payer 30 euros si c'est pour se faire chier franchement et surtout, faire chier tout le monde. En même temps, nous avons droit à un public qui réagit uniquement à Wonderwall. A part les quatre minettes devant nous qui connaissent tout par coeur. Ca fait plaisir à voir. Le concert se termine en apothéose avec Don't look back in anger toujours aussi émouvant et un My generation qui déchire tout. Pour ce dernier concert de la tournée, il fallait finir en beauté. Ce fut chose faite. En arrivant devant la péniche où se déroulait l'Oasisparty, le portier nous refuse l'entrée. "Complet". On décide de revenir dans une heure et nous retrouvons dans un bar étrange pas loin. Etrange, parce qu'en fait, il s'agissait d'un karaoké où la pinte est plus chère que le cocktail. Va comprendre... Nous sommes arrivés sur du Jenifer et vite repartis (après avoir pourri un peu les prestations des autres) sur du je sais plus quoi de français. Retour sur la péniche. La voie est libre. Et encore une fois, je garde la fin pour moi. Cheers.

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Publié dans Rock&roll star

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L
*adv: merci beaucoup... c'est banal à dire, mais ça me touche beaucoup. sincèrement. (petit truc à ajouter: la setlist quasiment inchangée ne me dérange pas plus que ça. j'aime leur musique, alors, forcément, j'aimerais entendre d'autres titres, mais sur une tournée, rarement les setlists changent, oasis ou pas). cheers à toi!
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O
Bon c'est definitif , plus je me ballade dans ce blog plus la claque que je prend me fait mal. Je vais pas faire une eloge inutile sur la qualité de celui-ci et la façon dont il tranche avec la banalité courante. aprés tout j'ai lu récement cette phrase dans un bouquin : "Oasis ou le refus de la banalité".<br /> Là où ça me marque c'est que je trouve des elements inexitant chez les gens qui m'accompagnent aux concert : une vrai connaissance de la musique et un désir de le partager. je trouve l'arrogance, la bonne. Une admiratrice qui suit Oasis pratiquement partout. Qui décrit les même anecdotes que moi lors des recent concert donnés en france : les sqateurs des gradins ne connaissant que wonderwall comme chanson, le set list malheuresement inchangé, le bohneur d'entendre The Masterplan. je m'arette encore une fois respect à toi, vraiment.
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L
capesman, tu es à l'origine de mon premier fou rire de la journée. merci!
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C
1ier Top Album UK : Arctic Monkeys<br /> 1ier Top Album FR : M. Pokora<br /> <br /> La France, pays du bon gout musical par excellence !!<br /> <br /> ps : je suis en train de préparer mon évasion de France pour l'Angleterre.<br /> <br />
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L
comme je dis, pays de merde...
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