Samedi 9 juin 2007
A force de citer Blum, il finit comme Eltsine...

par live forever publié dans : Start a revolution from my bed
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Mardi 5 juin 2007
Pour son passage à Paris, Marylin Manson avait élu domicile à l'hôtel de Sers, dans le 8e arrondissement. Première étape avant de rencontrer The God of fuck, l'écoute de son tout nouvel opus, « Eat me, drink me ». Les titres s'enchaînent et la première impression qui se dégage est la tristesse et la renaissance. La rage a fait place à la douleur, ce qui peut décevoir les fans purs et durs. Un album introspectif pour les uns ou chiant pour les autres.
Changement de décors. Manson est là, affalé sur le canapé. Les volets sont fermés et la température ne doit pas dépasser les 14° dans cette pièce. Son maquillage est parfait. Dès la première question, il va au coeur de son oeuvre. « Cet album est arrivé à une période particulière dans ma vie. Tout s'est vraiment mis en place en octobre dernier et s’est concrétisé en janvier. Cet album parle de moi et d’une transition dans ma vie. » Personne ne l'interrompt. Va-t-il directement parler de Dita? « Les choses s’effondraient dans ma vie. J’ai pris tout cela et l’ai mis dans mon album. C’est en quelque sorte comme si je renaissais de mes cendres. Il y a beaucoup de romance dans l’album, d’instants qui se meurent et d'autres qui renaissent.  La première chanson est née quand j’ai rencontré Evan Rachel Wood, mon actuelle petite-amie. Elle était avec moi quand tout s’effondrait».
Qu'il parle aussi ouvertement de son ancienne relation est assez étrange et inhabituelle. Cependant, il ne semble pas vouloir aborder un autre sujet pour l'instant. «L’année dernière, je ne savais plus qui j’étais. Dans mon mariage, je me sentais coupable d’être moi-même. Quand vous ne pouvez plus travailler comme vous le voulez parce que la personne avec qui vous êtes est triste que vous ne soyez pas à ses côtés plus souvent et qu'elle réclame plus d'attention, vous commencez à faire des concessions. Et c’est à cet instant que j’ai commencé à perdre mon identité. Quand j’ai rencontré mon actuelle petite-amie, ce fut un changement radical. Elle est mon âme sœur, nous sommes comme des jumeaux».
Le choix du titre de son album n'est pas anodin non plus. Référence évidente à l'ouvrage de Lewis Carroll dont il se sent très proche et qu'il a lu pendant l'écriture des textes, l'amour et la sexualité sont liés. «Je pense que vouloir manger et boire quelqu’un sont les gestes les plus romantiques que vous pouvez donner. Il y a aussi la symbolique du Christ et toutes les histoires de vampires également. C’est une métaphore sexuelle pour dire que vous vous donnez corps et âme à quelqu’un». Il évoque également Lolita, le film de Kubrick, qui l'a beaucoup inspiré. Calme et posé, Manson déballe sa vie comme s'il était au confessionnal. «Je suis en colère contre moi car j’ai perdu ma personnalité à un moment de ma vie. Je n’ai pas l’habitude d’être quelqu’un de tourmenté». Malgré tout, Manson n'a pas fourni un album dépressif. «L’album est plein d’espoir en effet tout en étant triste. Ca représente assez bien la dualité de ma personnalité. Il y a moi en tant que symbole et moi en tant qu’être humain. Et sur cet album, vous pouvez voir les deux.»
Cet album, réalisé en étroite collaboration avec Tim Skold, qui l'accompagnera à la guitare sur la tournée, est définitivement le plus personnel de l'artiste. Côté expérimentation, Manson a changé quelque peu sa façon d'enregistrer ses titres. «De nombreuses voix sur cet album sont la toute première prise que j'ai faite. C’est la première fois que je travaille de cette façon». Quant à son show, il débutera par le lever de la lune et c'est le premier titre présent sur son album qui ouvrira son spectacle. «Je trouve que c'est un titre fort et puissant. De la même façon que j'ai voulu qu'il ouvre l'album, je souhaite faire la même chose sur scène».
Concernant son film, Phantasmagoria, il en dit un peu plus. «Rien n’a été filmé pour l’instant car je préparais mon album. Ce sera un film d’horreur avec une grande part de psychologie. Je jouerai dedans. Ce projet est important pour moi et je veux avoir un œil sur tout. Il m'est très difficile de laisser aux autres la possibilité de faire des choses. Pourtant j’essaye de travailler avec d’autres personnes. Le tournage devrait débuter en octobre 2007. Et je m'occuperai de la BO».
Puis il reparle de l'année qui vient de s'écouler. «J'ai fait sûrement quelques erreurs. Je ne veux pas toujours être le personnage célèbre. J'ai dit dans le passé que l'artiste ne sera jamais plus important que l'art lui-même. J'étais en train de devenir une célébrité, à travers mon mariage, et je ne veux pas de cela. Je suis revenu à ce que je suis, c'est-à-dire un artiste, exactement ce que je dois être».
L'image “http://cat1.cowblog.fr/1646232.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.http://www.lahiguera.net/musicalia/artistas/marilyn_manson/fotos/1720/marilyn_manson.jpg
Messe à Bercy ce soir à 20h
par live forever publié dans : Rock&roll star
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Mercredi 30 mai 2007

Une veste noire sur une chemise blanche d'homme moitié entrée dans le jean, moitié sortie, cheveux libres et sourire d'enfant. Patti Smith a décidé, pour le deuxième soir de suite, d'enflammer Paris. Elle s'approche du micro nous offre sa voix, toujours aussi puissante et juste, teintée de cette liberté qui transporte. And the people have the power to redeem this work of fools among the meek the graces shower it's decreed the people rule. People have the power est le premier titre de son set. Puissant, il a une résonnance particulière pour son public français, tout juste trois semaines après l'accession au trône de Naboléon. I was dreaming, in my dreaming of an aspect bright and fair, and my sleeping it was broken by my dream it lingered near. Ce titre semble avoir été écrit il y a quelques jours à peine tellement il est en phase avec l'actualité du moment. Accompagnée par son complice de toujours Lenny Kaye, Jaye Dee Daugherty à la batterie, Tony Shanahan à la basse et son fils Jackson à la deuxième guitare, Patti enchaîne avec Free Money et Because the night. Puis elle reprend Gimme shelter. Lorsque les premiers accords du titre des Rolling Stones retentit dans la salle, la foule s'enflamme de plus belle. Patti est égale à elle-même, toujours assi vraie et aussi libre. Ce qui fascine, c'est la façon dont elle s'approprie chaque titre. Elle semble vivre pleinement chaque chanson, comme si le morceau qu'elle interprète est le dernier.
"Il y a quarante ans sortait l'un des plus grands albums de tous les temps, Sergeant Pepper's. Je me souviens que ce jour-là, aux Etats-Unis, une radio avait prévu de le diffuser à minuit pile. J'étais devant mon poste, comme tout le monde à cet instant. A ce moment précis, tout le monde faisait la même chose, tout le monde attendait la même chose, tout le monde était en phase. Pour cet anniversaire, j'ai choisi de vous chanter ce titre de George Harrisson". Within you without you commence et Patti se l'approprie une fois encore. Ovation du public. White rabbit, Soul Kitchen, Smells like teen spirit, Gloria... L'interprétation est parfaite et on se demande comment chaque titre peut être aussi puissant. Puis elle laisse le micro à Lenny. Sur le côté gauche de la scène, elle regarde son complice, puis le public, fait des signes aux uns et aux autres, puis s'approche du micro pour devenir sa choriste. Puis elle danse sur les riffs de Lenny. Magique.
Just a perfect day drink Sangria in the park. La sincérité de sa voix donne des frissons. Elle donne tout de façon tellement naturelle. it's such a perfect day I'm glad I spend it with you Oh, such a perfect day You just keep me hanging on. Le public exulte. Le balcon de l'Olympia est debout, les compliments pleuvent. Elle est en totale osmose avec chacun. Qu'un artiste offre autant d'émotion sincère est rare. Tandis que ceux de sa génération se réunissent aujourd'hui pour payer les arriérés d'impôts et les différentes pensions alimentaires avec des tournées géantes dont la place est hors de prix, Patti reste la même, toujours en désaccord avec ceux qui nous dirigent pour mieux satisfaire leur insatiable faim de pouvoir et d'argent au détriment de l'être humain. Baby was a black sheep. Baby was a whore. Baby got big and baby get bigger. Baby get something. Baby get more. Baby, baby, baby was a rock-and-roll nigger. Elle ne semble pas vouloir quitter la scène et fait durer ce titre. Jimi Hendrix was a nigger. Jesus Christ and Grandma, too. Jackson Pollock was a nigger. Nigger, nigger, nigger, nigger, nigger, nigger, nigger. On ne veut pas non plus la laisser partir. "Now we are the mass minority and we have the power to take the streets" hurle-t-elle pleine de rage et de conviction dans son micro. Cris de joie, applaudissements continus. Outside of society, they're waiting for me. Outside of society, if you're looking, that's where you'll find me. Ca sonne tellement juste...
En quittant la salle, le mot qui revient le plus souvent dans les discussions des uns et des autres sur le boulevard des Capucines est libre. Poète, anticonformiste, bête de scène, Patti Smith est avant tout un être libre.

par live forever publié dans : Rock&roll star
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Mercredi 23 mai 2007

Bien torchée en sortant du pub, elle ne pense pas à valider son ticket. Trop dur, trop loin au fond du sac, trop compliqué de réfléchir, puis je tiens déjà mon coupon de carte orange dans ma main et je m'avance vers le tourniquet. Dans les brumes éthyliques, elle arrive à s'avancer jusqu'à moi pour enfin rentrer chez elle et s'endormir comme une masse avant de se réveiller forcément un marteau-piqueur dans la tête et quelques vertiges. A peine a-t-elle le temps de faire un pas, un homme la saisit par le bras et la traîne vers lui. "Tu prends un ticket" beugle-t-il. Sonnée par la violence du mouvement, elle n'arrive pas vraiment à articuler quelque chose d'audible. Puis sort un "non" et elle refait un pas en avant. Cette fois, l'homme en uniforme bleu et Doc aux pieds la projette contre le mur. Une seconde s'est écoulée pendant cette action. J'avais tout juste passé mon coupon et je me retourne. "Hey! Doucement! Je suis désolée, je lui prends un ticket". Je me dirige vers le guichet automatique et insère la monnaie. Baoum. Je me retourne. Mon amie est de nouveau projetée contre le mur. "Tu te mets où je te dis de te mettre". Je m'avance vers eux afin de calmer le jeu. "Attendez, je viens de lui prendre un ticket, j'ai une carte orange, tout va bien. Excusez-nous, c'est samedi soir, on a un peu bu, je la ramène chez elle, tout va bien, il n'y a pas de problème". Forcément si, il y a un problème. L'homme en bleu estampillé Sécurité RATP a enfin un peu d'animation et peut surtout faire valoir son statut supérieur avec son mètre quatre-vingt et ses quatre collègues. Il se redresse, bien droit dans ses bottes, tête haute et mains pas si propres.
- Elle ne prend pas le métro.
- Si elle prend le métro. Elle a un ticket, je ne vois pas où est le problème.
- C'est moi qui décide qui prend le métro ou pas. Toi tu dégages et ta copine elle prend pas le métro.
- Le métro est encore un service public. Elle a un ticket, moi une carte orange, je pense que...
- T'es pas là pour penser, tu fais qu'est-ce que je te dis de faire. Tu dégages.
- Ben non. Je ne dégage pas sans ma copine. Je la ramène chez elle. Et si, je pense, c'est comme ça.
- Elle ne prendra pas le métro.
- Je ne comprends même pas l'agressivité dont vous faites preuve à mon endroit. Je ne vous suis absolument pas hostile.
- Dégage.
- C'est ça la France de Sarkozy?
- Ouais c'est ça. Et va falloir que tu t'y habitues, car ce n'est que le début.
- Ah nan, je crois que je ne vais pas pouvoir m'y habituer là.
- Monsieur Sarkozy a été élu démocratiquement. C'est ça que les gens veulent. Ca te pose un problème?
Profitant de l'échange verbal, mon amie se faufile vers les tourniquets, valide son ticket et prend le métro.
- Regarde-la ta copine. Dans l'état où elle est, elle va se jeter sur la rame. 750 000 volts. Elle va crever et ça sera pas une grosse perte.
- Vous êtes affligeant...
Je passe mon ticket. Il s'avance d'un pas. Je suis de l'autre côté de la barrière. Fin de soirée.

 

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Lundi 14 mai 2007

 Après avoir viré Alain Genestar pour avoir publié en une de Paris-Match une photo de Cécilia Sarkozy avec son amant, faisant de Nicolas Sarkozy le cocu le plus célèbre de France, le tout accompagné d'un article racontant les dessous du couple désormais présidentiel, Arnaud Lagardère, considéré par notre nouveau président élu comme un "frère", continue a faire sa tambouille perso, oubliant qu'il est à la tête d'un empire de presse écrite. Peut-être que le fait de ne pas avoir de carte de presse lui fait oublier ou le laisse dans l'ignorance complète de ce qu'est la liberté et l'indépendace de la presse ainsi que le devoir d'informer qui existe dans une démocratie et qu'informer les citoyens ne peut se faire que dans une totale indépendance. Cette fois, personne n'a été viré. Un article à paraître dimanche dans le JDD, dont Arnaud Lagardère est propriétaire, a été enlevé du chemin de fer. L'article décrivait la journée du 6 mai de Cécilia Sarkozy. Elle n'a pas voté. Cela a sûrement énervé notre président mais heureusement, il peut compter sur ses amis et la famille qu'il s'est choisie pour calmer ses colères et surtout les anticiper.

 

PARIS (Reuters) - Un article du Journal du Dimanche révélant que Cécilia Sarkozy n'aurait pas voté lors du second tour de la présidentielle aurait été censuré par l'actionnaire de l'hebdomadaire, le groupe Lagardère, selon une information parue sur le site internet Rue89.

"Selon nos informations, le Journal du Dimanche a renoncé à publier un article racontant comment Nicolas et Cécilia Sarkozy avaient passé leur dernier dimanche, le 6 mai, jour du second tour", lit-on sur ce site fondé par d'anciens journalistes de Libération.


Selon eux, leurs confrères du JDD auraient "découvert", en consultant le registre du bureau de vote où était inscrite Cécilia Sarkozy que l'épouse du candidat de l'UMP "n'avait pas voté".

Le directeur de la rédaction de l'hebdomadaire dominical, Jacques Espérandieu, a alors demandé à ses journalistes samedi, veille de la parution du journal, d'appeler Cécilia Sarkozy avant de publier l'information, indiquent les rédacteurs de Rue89.

Cécilia Sarkozy n'a pas voulu faire de commentaire, ajoute le site internet.

"A la suite de quoi, plusieurs membres de la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy seraient intervenus", affirme Rue89 qui cite notamment Claude Guéant, le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy et Franck Louvrier, son responsable de la communication.

"Finalement, Arnaud Lagardère, patron du groupe Lagardère, a exigé que l'article soit remis dans un tiroir", affirme Rue 89.

"L'article, illustré d'une photo de la liste d'émargement, mentionnait également de vifs échanges, dans la soirée (du 6 mai), au sein du couple", précise Rue89.

Le Journal du Dimanche n'était pas joignable dans l'immédiat.

 

Si on se met à nous censurer nos journaux sur des histoires  aussi peu intéressantes que "Cécilia est-elle allée chez Dior ou au bureau de vote dimanche", qu'en est-il pour les sujets importants concernant directement l'Etat? Comment arriverons-nous à nous faire une opinion objective si les informations ne nous arrivent pas ou sont tronquées, transformées pour plaire au chef de l'Etat? Que devient une démocratie sans liberté de la presse ni liberté d'expression? Qu'est-ce qu'un pays sans journaliste? Si notre président se met à piquer une grosse colère parce qu'un article sur bobonne ne lui plaît pas, que va-t-il faire quand un chef d'Etat ne va pas lui convenir? Que va-t-il faire s'il décide de suivre les Etats-Unis dans une guerre contre l'Iran et qu'il trouve que la victoire ne vient pas assez vite? La bombe nucléaire? Et oui, il en a le pouvoir.

http://i111.photobucket.com/albums/n145/alternati/4d13571f.jpg

par live forever publié dans : Start a revolution from my bed
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