Lundi 17 septembre 2007
Depuis samedi fin d'après-midi (ou début de soirée, tout dépend), je n'ai plus ni carte bleue, ni carte fnac, ni carte galeries lafouirfouillette, ni carte fidélité body shop, ni carte vitale, ni carte bleue, ni menue monnaie, ni carte de presse, ni papier d'identité. C'est qu'avec mon organisation légendaire, vu que je perds tout, j'avais tout rassemblé au même endroit, dans quelque chose qui ne me quitte jamais, c'est-à-dire mon porte-feuille. Sauf que je n'ai pas pris en compte une problématique certaine: je deviens quoi si on me dérobe le dit porte-feuille? Et bien je ne fais plus rien et je deviens une sans papier (d'ailleurs, si quelqu'un veut me parrainer, hein...)
Quoique. J'ai passé mon dimanche après-midi au commissariat à expliquer comment à un moment j'avais ma vie et que la seconde d'après je ne l'avais plus, le tout face à un flic blasé qui me répond "oh bah vous êtes la quatrième de la journée à vous être fait voler votre porte-feuille à la fête de l'huma". Puis le flic m'explique ensuite que pour les papiers d'identité, "vu votre, hum, 'fin, normalement, il n'y a besoin que d'un justificatif de domicile et de deux photos d'identité, mais bon, vous, hum, ben faudrait mieux aller à la mairie avec un extrait d'acte de naissance avec filiation, puis si vous avez un livret de famille ça mange pas de pain". Ca n'avait pas l'air de lui plaire. Il avait même l'air désolé des nouvelles directives du ministère de l'immigration tout ça. Bon, moi je ne m'en fais pas trop. Je suis aussi blasé que le flic qui préférerait sûrement être ailleurs que dans un commissariat vétuste (oui, en attendant mon tour, j'ai observé la peinture qui s'écaille sur les murs et aussi le faux plafond qui n'a pas l'air de tenir très bien). D'autant plus qu'il fait super beau dehors.
Ensuite, j'ai désespérément essayé d'appeler le service Vélib, histoire qu'ils fassent opposition à ma carte. Peine perdue, y'a personne pour me répondre. Bon, ben ça attendra demain. Pareil pour la carte Fnac, Galeries trucmuche, vitale et le reste. La seule chose pour laquelle je me sois activée fut pour faire opposition à ma carte bleue le samedi, à moitié un peu beaucoup torchée, vers le stand du Gers, entre deux verres de jeséplukoi offert par le tôlier parce que je suis mignonne qu'il a dit et qu'on n'est pas là pour se faire du fric sur le dos des gens. La madame Opposition CB au bout du fil avait quand même une pointe d'exaspération dans sa voix à la fin de mon appel. Faut dire que j'entendais pas grand-chose de ce qu'elle disait, puis je n'ai que deux mains et tenir le portable dans l'une, le verre dans l'autre tout en me tenant à côté d'un breton, pas longtemps avant le concert d'Iggy, faut pas trop m'en demander non plus.
Et puis ce matin, j'ai enfin réussi à joindre une madame Vélib' qui a pris en compte ma demande. J'ai aussi eu la madame carte Vitale qui a pris en compte ma demande, puis la madame carte Fnac qui a pris en compte ma demande et la mairie du 14e qui dit avoir pris en compte ma demande d'extrait d'acte de naissance mais ne m'a toujours pas envoyé de mail de confirmation à ma demande. Reste demain la banque, pour confirmer mon opposition avec la plainte du commissariat tout ça. Pour le coup, ça peut être fun. Mon banquier va me dire que je n'ai toujours pas de bol mais qu'en même temps, vu l'état de mon compte, c'est un mal pour un bien. Oui, la semaine dernière, pour ceux qui l'ignorent, cet enculé de sa mère de banquier de merde m'avait coupé ma CB parce que la mutuelle avait eu un léger retard pour régler la facture des lunettes qui elle a été encaissée à l'heure. J'ai eu beau l'appeler pour jurer sur ma vie que c'était pas moi et que des sous allaient arriver, il n'a rien voulu entendre, a ri et a conclu par un "vous n'avez vraiment pas de bol vous quand même". Clac, raccroché. Plus que les yeux pour pleurer, et encore, les mouchoirs, ça coûte cher. Coût de l'opération 153 euros d'agio en 4 jours.
Alors, pour faire contre mauvaise fortune bon coeur, j'ai décidé de me dire que tout ça n'est qu'un complot judéochrétien organisé contre ma petite personne afin que j'apprécie à sa juste valeur le bonheur intense et ultime et incroyable et formidable que le système judéochrétien a décidé de m'offrir pour bons et loyaux services rendus à la poisse.




P.S: Un grand merci à Marine, Julien, Mathieu, Monem, Fred, Céline et les stands divers et variés, mention spéciale à la Bretagne, la Guadeloupe, Cuba, le Gers, le Mexique et le stand du 16e arrondissement de Paris.
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Lundi 10 septembre 2007
Tout avait commencé n'importe comment. Comme souvent  avec moi, j'en conviens. D'abord, je ne me souviens que de la fin du jour de l'an et avec les échos que j'en ai eu, ça vaut mieux.  Donc  une honte momentanée a laissée place  au mode Scarlett O'Hara "j'y penserai demain, il fera jour".  Donc je n'y ai plus pensé et j'ai continué à aller de soirée en soirée. Puis mon histoire d'héritage qui traîne depuis le siècle dernier semblait vouloir se finir. Eclaircie? Non. Alors que la famille de la truie avait ENFIN accepté de courber le dos et faire profil bas, voilà que ma demi-soeur (oui, moitié de soeur, mais quelle moitié hein) fait volte-face, change d'avis et n'accepte plus rien du tout. Retour case départ et mon avocate qui se prend pour le diable de Tazmanie en m'expliquant que j'ai vraiment une famille de merde et que, vindiou, dans toute sa carrière, elle avait jamais vu ça. J'innove, j'adore. Puis Scarlett O'Hara le retour. J'y penserai demain. Après, le mec de ma mère est tombé malade. Genre grave. Cancer du système digestif. Le truc dont on dit "sans chimio vous avez 10 semaines devant vous, avec chimio pitêtre 6 mois". Enjoy la vie. Alors comme on n'est pas du genre à baisser les bras et que 6 mois c'est déjà ça de pris et qu'après tout les médecins sont pas sûrs du temps restant à 100% ben on commence la chimio. Là, y'a des hauts et des bas, on perd du poids, on déprime beaucoup, on rigole un peu. Je dis "on" parce que quand un proche très proche fait de la chimio, tout le monde participe (non, les médecins ne vous droguent pas, il faut juste que l'entourage soit présent à chaque étape et positive le truc, c'est fun de positiver la chimio et la situation). Une chance, son mec est du genre un peu cinique, alors on peut faire des blagues morbides qui dédramatisent le tout. Seulement, après avoir fait semblant dans la chambre d'hôpital pendant 8 heures, je ne pouvais pas m'empêcher de penser à mon père, qui est mort du cancer, que j'ai vu maigrir et qui avait le même regard que le mec de ma mère. Ca fait flipper dans le genre. Parce que je n'ai pas envie qu'il meurt. Surtout pour ma mère. Ils sont parfaits ensemble. Puis il y a eu une conne dans l'entourage de ma mère pour lui balancer "Ah ben dis-moi, tu portes la poisses toi! D'abord ton premier mari, maintenant lui!" Après ça, mon rôle est de ramasser à la petite cuillère. Fun. Puis quelques jours avant de partir en vacances, j'ai eu un truc pas normal. Alors je suis allée voir le médecin. "Oulalalalalalala! Vite! Biopsie! Y'a risque de cancer, on laisse pas traîner". Bon ben me v'là bien. Déjà mon tour? Nan nan.... Forcément, va trouver un médecin fin juillet pour le mois d'août, y'en a pas. Alors, je me suis dit qu'au stade où j'en étais, on n'était pas à 3 semaines près et que si je devais moi aussi passer par la case chimio, il serait assez temps d'y penser à la rentrée.
Je suis donc partie en vacances. J'ai fait n'importe quoi sans me prendre la tête, sans réfléchir, juste parce que j'avais envie de le faire. Rien à foutre. Et c'était top. Le mec de ma mère était là, s'absentait pour retourner sur le continent faire sa chimio, revenait et semblait aller mieux. Il a même repris 15 kilos. Faut dire que vu ce qu'on mangeait à l'île d'Yeu, c'est logique. Quoique, moi j'ai maigri, mais j'ai une bonne excuse. Tous les soirs je dansais dans un espèce de sauna et je m'hydratais beaucoup. Cinq fruits par jour on dit. rhum griotte, rhum citron, vodka framboise, mojito, vodka mûre. Ca fait cinq (oui, la menthe est un fruit, et alors). De retour de vacances, rien ne m'atteint. Puis on nous annonce que son mec est en rémission. On peut respirer un peu. Je retrouve le bureau et ses manigances digne des Feux de l'amour, notre sous-big boss qui se fait virer en 5 minutes par le nouveau big boss, les intrigants qui intriguent pour avoir la tête des gens biens que j'aime bien. Et puis moi. J'écoute vaguement d'une oreille et réponds "oh mais je t'ai raconté la fois où j'ai joué à la bagarre sur la plage avec mes potes rugbymen? l'un d'eux m'a porté par le pied d'une main et..." Ah merde c'était pas le sujet. Oui, oui, donc machin qui intrigue... "Et je t'ai raconté la fois où le type à qui je roulais des pelles s'arrête net de me rouler des pelles, devient blème et me dit "merde ma meuf" et que sa meuf elle était devant nous pas contente?" Ah oui oui, faut que j'aille en interview...
Puis je suis retournée voir le médecin. Pas de gaité de coeur. J'appréhendais même. "Bon, mademoiselle, va falloir déstresser. Je suis là pour vous soigner alors on se détend". Ah ben oui mais j'appréhende. "Oh ben y'a plus rien". Gné? Quoi ça plus rien? "Il s'est passé quoi entre la fois où je vous ai vu et qu'il fallait faire une biopsie et maintenant?" Ben je suis partie en vacances... "Ah ben mademoiselle Live forever (ouais, il m'appelle comme ça, c'est trop la classe), il va falloir songer à arrêter de stresser. Vous stressez, vous tombez malade. Vous êtes zen, vous êtes en pleine forme. Mais qu'est-ce qui vous fait stresser comme ça?" Je n'ai pas pu tout lui raconter depuis le début qui remonte à la nuit des temps, surtout qu'il y a de l'intrigue dans l'intrigue et que ça ne s'arrête jamais. J'ai juste eu envie de lui proposer de jouer à Vis ma vie qu'on rigole, mais non. Il me dit alors qu'il va falloir que j'essaye d'être comme en vacances. Et là, j'ai évité de lui dire que j'ai passé trois semaines complètement torchée...


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Mercredi 29 août 2007
Mon cerveau n'a pas pris le bateau. Il est resté à l'Ile d'Yeu. Il doit traîner à L'Equateur pour y commander un mojito, au Corsaire hésitant entre deux vodka framboise et deux marga tout en se tortillant sur la chanson du Hérisson, aux Vieilles s'endormant doucement sous le soleil, chez Tati Bichon attendant son tour pour obtenir une gauffre au sucre, au Rapido pour les crêpes beurre sucre, à la sortie des Cytises expliquant à un quidam qu'on dit bien cytise et pas tycise (les ravages de l'alcool, si c'est pas honteux). Actuellement, mon cerveau prend l'apéro à l'Abri des coups de mer matant Arsenal vs Man City et tente d'expliquer pourquoi Arsene Wenger est putain de floc mais que Man City doit marquer parce que who the fuck is Man United. Et après une soupe de poissons, une tarte au thon et un café, mon cerveau ira de nouveau sur le port, quand il fera nuit. Là, il se prendra tour à tour pour Beyoncé, Mika, Gwen Stefani et le Hérisson d'Emilie Jolie. Votre cerveau aurait vécu tout ça, lui aussi serait resté là où l'air est iodé, où on prend son café du matin et son apéro du midi sur la terrasse, là où rien n'est grave.
Cet été, plus que tous les autres étés, je ne voulais pas que ça se termine. Il y a des fois comme ça où les choses ne devraient pas se finir tout de suite. C'est une de ces fois-là. Parce que le meilleur est arrivé à la fin, alors que je rentrais lamentablement chez moi, pas ivre morte, mais pas loin non plus, vers 6h30 du matin. Avec ma doublette, on rentrait, zigzagant à vélo et nous nous sommes gentiment faites kidnappées par une voiture. Trois renards bien connus de nos services à l'intérieur. On a laissé nos vélos dans le fossé et sommes montés dans la voiture, dénommée par nos soins la foxmobile. Mister renard au volant et ses deux louveteaux à l'arrière. On ordonne à ma doublette de monter devant. Moi à l'arrière. "l'a des choses à te dire". Mais il est torché quand même. "Ouais mais il a des trucs à te dire". Les trucs à me dire c'est simple, c'est qu'il faut qu'on se voit à Paris. En gros. Enfin, entre deux mains qui se balladent et des lèvres qui en cherchent d'autres. Hé les mecs? Ca vous dirait pas de vous exprimer un peu plus tôt que 7h avant que je prenne mon bateau? A priori non. On aurait du venir boire des verres avec eux qu'ils disent. Et pourquoi on venait pas leur parler? Ben chépa, peut-être parce qu'ils bossaient et qu'on ne voulait pas déranger. Puis on leur parlait, faut pas croire "Deux marga steuplé" "Deux vodka quelque chose, heu naaaaaaaaaaaaan!!!!! L'autre à côté!!!! Mais naaaaaaaaaaaaaaaaan!!!! La bouteille à côté!!!!" Ouais quoi, on parlait. Puis y'avait déjà eu un certain rapprochement physique entre celui qui veut me revoir à Paris et moi. Un soir, comme ça. Bon, j'admets, c'est pas pour autant qu'on s'est dit beaucoup de choses. J'étais pas forcément apte à parler. Disons que les mots étaient dans mon cerveau mais ça ne se formulait pas forcément en mots audibles. Peu importe. Donc tu veux qu'on se voit. Nan mais t'es quand même cuit là. "Oui il est cuit, mais faut que vous vous revoyez. Voilà son numéro, tu l'appelles" Ben nan, moi j'appelle pas. Fierté de merde. Puis peur de je sais pas quoi. Donc j'ai fait sonner son portable. "Bon ben voilà, il a mon numéro maintenant il peut m'appeler". T'es relou. Oui, je sais. Mais j'ose pas. Ca arrive non de pas oser.
Puis mon corps est rentré sur Paris. Mon corps a retrouvé sa carte Vélib', a enfourché son Vélib' et a découvert que les automobilistes et autres motards n'aiment finalement pas tant que ça les Vélib'. Mon corps s'est fait traité de connasse. Roh. Ca va oui. Où c'est écrit que sur la Place Pereire la priorité est à droite? Hein? Où? Nulle part, j'vous le dis. Puis l'autre abruti qui se met à gauche pour tourner à droite parce que tourner sur ma roue c'est mieux. Ah mais. C'est qu'ils arriveraient presque à m'énerver les gens. Mais même pas. Mon corps a aussi retrouvé les joies de la vie en entreprise où l'épuration a bel et bien commencé. Mon temps est dorénavant compté et à la moindre erreur, on (enfin le chauve qui nous sert de boss) n'hésitera pas à me virer sur le champ pour faute grave (quoi ça être connectée en permanence sur myspace, msn, un forum et un blog c'est une faute grave surtout quand on arrive tous les matins avec 30mn minimum de retard? J'vous l'demande...) Mais je m'en fous. Quoique... Va bien falloir que je continue à avoir de quoi me payer des vodkas et des marga et des mojitos et de la cuca et tous ces trucs là qui sont bien sympa. Mais comme j'ai pas de cerveau, je sens bien que je vais continuer dans le n'importe quoi. D'ailleurs ça continue. J'ai envoyé un texto au kidnappeur torché. Il n'a jamais répondu. JAMAIS. Ca valait le coup de me kidnapper moi j'dis. Franchement. Tout ça pour ça. Et mon cerveau qui ne revient pas. Peut-être qu'en fait il m'a kidnappé le cerveau de façon insidieuse et qu'il l'a mis dans le formol pour sa collection et qu'il ne me le rendra jamais. Allez savoir... Et je vais faire quoi, moi, sans mon cerveau?

L'image “http://news.bbc.co.uk/nol/shared/spl/hi/pop_ups/03/entertainment_glastonbury_day_two/img/3.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
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Vendredi 3 août 2007

Volé chez Boultan parce que pour mon dernier jour de taf avant trois semaines de vacances, je croule sous les dossiers...

1. Allumez votre player de zique sans séléction au préalable et pressez le mode "aléatoire".

2. Appuyez sur "suivant" à chaque nouvelle question.

3. Utilisez le titre du morceau apparaissant comme réponse à la question, même si cela n'a pas de sens. PAS DE TRICHE!

4. Commentez ces réponses pour expliquer comment elles se relient à vos questions.

Voilà, de la note à pas cher et quelques séances de psychanalyse en perspective...

  •  
  • Q1. Comment vous sentez vous aujourd'hui?
  •  Note pour plus tard: ne pas aller tous les soirs au pub après le boulot.
  •  
  • Q2. Irez vous loin dans la vie ?
  • Immortelle. Voilà. pile poil ce que je veux.
  •  
  • Q3. Comment vos amis vous voient ?
  • A : The Kinks- Dancing in the street
  • Passé une certaine heure et un certain taux d'alcoolémie, ce sont des choses qui arrivent.
  •  
  • Q4. Vous marierez-vous ?
  • I don't knoooooow IIIIIIIIIIIIIIIIII DON'T KNOOOOOOOOOW 
  •   
  • Q5. Quel est le thème musical de votre meilleur ami ?
  • Lost soul forever. Y'a de ça.
  •  
  • Q6. Quelle est l'histoire de votre vie ?
  • C'est mystique ce jeu...
  •  
  • Q7. Comment sont les études supérieures ?
  • Ben il paraît. Moi j'y étais pas.
  •  
  • Q8. Comment prenez vous de l'avant dans la vie ?
  • Sing me something new tout ça
  •  
  • Q9. Quel est la meilleure chose au sujet de vos amis ?
  • Ils vont être content tiens...
  • Q10. Qu'il y a-t'il en magasin ce week-end?
  • Que mon banquier sorte de mon iPod siouplé...
  •  
  • Q11. Pour décrire vos grand-parents ?
  • Ben ils sont morts en même temps.
  •  
  • Q12. Comment va votre vie ?
  • Oh pinaise! 
  •  
  • Q13. Quelle chanson pour votre enterrement?
  • Ca va être fun mon enterrement, j'vous l'dis.
  •  
  • Q14. Comment le monde vous voit ?
  • Normal. C'est moi.
  •  
  • Q15. Aurez vous une vie heureuse ?
  • Va vraiment falloir arrêter de passer devant des pubs un jour.
  •  
  • Q16. Qu'est-ce que vos amis pensent vraiment de vous ?
  • Ah ouais? Vous vous fourvoyez là.
  •  
  • Q17. Est-ce que certains ont secrêtement envie de vous ?
  • Paraît que tout le monde veut me niquer de toute façon. Voilà qui est confirmé.
  •  
  • Q18. Comment puis-je me rendre heureux ?
  • Ah ben finalement, je peux pas arrêter d'aller dans des pubs.
  •  
  • Q19. Que devrais-je faire de ma vie ?
  • ha ha ha ha ha ha ha
  •  
  • Q20. Aurez vous des enfants ?
  • Hé ben ça promet.
  •  
  • Q21. Un strip-tease sur quelle chanson ?
  • Mais quelle salope je suis...
  •  
  • Q22. Si un homme dans un van vous offre un bonbon, vous faites quoi ?
  • Me manquait plus que ça. En plus je ne mange pas de bonbon.
  •  
  • Q23. Que pense votre mère de vous ?
  • Oh malheur... Le pire c'est que je crois que c'est vrai.
  •  
  • Q24. Quel est votre profond et sombre secret ?
  • "She just can't be chained to a life where nothings gained and nothings lost at such a cost". Tout est dit.
  •  
  • Q25. Quel est le theme musical de votre ennemi mortel ?
  • 'culé.
  •  
  • Q26. Votre personnalité ressemble à quoi ?
  • Mé heu...
  •  
  • Q27. Quelle chanson pour votre mariage ?
  • Oh malheur (bis)... Bon, en même temps, y'aura donc à boire, à manger et on dansera. 
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    Mercredi 25 juillet 2007

    La première chose que j'ai entendue ce matin était un mec complètement hors de lui à cause du dopage dans le Tour de France. Il gueulait, ça n'arrêtait pas. Au bout de 10 minutes de hurlements, j'ai fini par être réveillée complètement, assise sur mon lit, la couette qui glisse par terre et le chat qui miaule parce qu'il a faim. C'est qui le type au fait? Sanseverino. Oh ben ma journée commence bien. J'éteins le réveil et enclenche la platine. Bonne idée. Anarchy in the UK qui se met à hurler. Je mets plus fort, vais nourrir le fauve et préparer le café. Dans la salle de bain, grâce à l'épaisseur des murs inexistante qui me sépare de mes voisins, j'entends le mâle d'à côté râler. Quoi j'ai mis la musique trop fort? Quoi les Sex Pistols à 7h30 du mat c'est pas humain. qu'il vienne pas se plaindre, sinon je lui parlerai de sa façon de se comporter avec sa meuf qui est passée du statut d' "officielle" à celui de "de passage" pour laisser la place à une myriade de nymphettes qui crient toutes plus fort les unes que les autres après 23h. Pour le coup, je mets le titre en repeat. Souffre. C'est bien. Il claque la porte à 8h en grognant. Bien fait. Et la prochaine fois que je te croise au Truskel, je refuserai de mentir à ta meuf.
    Vient à mon tour le moment de prendre le métro histoire d'éviter un autre mail à propos de mes horaires d'arrivée de la part de la direction. Avec mes nouvelles lunettes de wonder woman, je vois tout en mieux. J'aurais peut-être pas dû. Rester dans le flou m'allait parfaitement en fait. J'observe l'autochtone du sous-sol parisien. Ca fait limite peur. Les filles sont toutes ou presque accrochées à leurs sacs à main, la tête basse et vérifiant toutes les deux secondes que le type derrière garde une distance raisonnable entre sa main à lui et ses fesses à elle. Quant aux mecs, c'est simple. 50% se grattent les couilles. Ils se préparent sûrement aux longs matchs de la coupe du monde de rugby afin d'avoir la parfaite attitude avec leurs potes et leurs packs de bières. 20% se la remettent à gauche. Ils avaient dû la mettre inconsciemment à droite après la douche et se rendaient compte, dans la dure réalité du matin, qu'à gauche c'était mieux. Trop tard. De ce que j'ai pu observer, ce n'est pas si facile d'être discret pour se la replacer correctement où il faut afin de se sentir bien et à l'aise. Les 30% restant prennent la pause, tentent de choper un regard par reflet de vitre interprosé, n'y arrivent pas et accentuent par la même occasion la pause. Au final, ils ressemblent aux pétasses d'Entrevue en string. Une moue avec la bouche, une épaule qui descend légèremement et la tête qui penche sur le côté. Génial.
    Enfin, dans l'iPod, Michael est arrivééééééé. Sans s'presseeeeeeeeeer. Pour me beugler Billy Jean is not my lover she's just a girl. Ah ben. Just a girl. Une pouffiasse sans cervelle qui ne doit surtout pas développer son intellect sous peine de chute de son potentiel séduction. Encore un qui pousse la culitude au-delà des limites, si y'a un jour eu des limites à la culitude bien sûr. Alors voilà, Michael qui dit qu'il y est pour rien, c'est pas ma faute à moi, moi lolita. Le pire c'est qu'on ne peut pas zapper le titre, le beat étant entêtant et donnant envie d'être sur un dance-floor. Y'a quelques titres comme ça. Sexy back et Toxic en font partie. Tu es obligé de remuer la tête et les fesses. Heureusement, il faut sortir du métro et alors que Amy Winehouse me dit qu'elle a refusé d'aller en cure comme le bon sens commun le voudrait, voilà qu'un type prend sa Lotus pour la continuité de son pénis. Capote ouverte, Wayfarer de rigueur et vas-y que je me prends pour Marc Dorcel. Tapette. J'arrive dans l'immeuble où je bosse, enfin où je fais semblant la plupart du temps, et le monsieur hôtesse d'accueil qui sort son vieux regard lubrique, un coude sur le comptoir et vas-y qu'il se caresse la moustache, clin d'oeil, sourire en coin, Günther touch my tralala style. C'est juste un mauvais moment à passer en attendant que l'ascenseur daigne arriver au rez-de-chaussée.
    En ce moment, j'ai mes collègues face à moi. Celles qui de musique ne connaissent que le nom et pensent que Corneille est un génie de l'écriture. Je parle bien sûr du chanteur. Celles qui pensent que y'a pas plus con et pas plus moche que moi. Un peu comme au collège en fait. Retour vers le futur. J'adore le concept. Mon boss a pris la télécommande en main et vient de foutre à fond Michael. Ah nan. Pas encore lui. C'est Black or white. Et voilà qu'on se dit que ça nous rappelle le collège. Période maudite que je me refuse à revivre.

    par live forever publié dans : Live forever
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